Taux fixe ou taux variable, lequel choisir ?

Dans notre dernier article consacré au financement de l’achat d’une maison, nous avions pesé les avantages et inconvénients d’un achat comptant et d’un achat à crédit.

Et nous avions vu que même si l’on disposait du capital nécessaire pour acheter sans faire d’emprunt, avoir recours à un crédit immobilier pouvait s’avérer être une solution plus intéressante.

Une fois le choix d’un financement à crédit décidé, se pose alors la question du taux d’intérêt et du type d’emprunt.

On peut regrouper les offres de crédits en 2 grands groupes :

  • Les crédits à taux fixe
  • Les crédits à taux variable (aussi appelés à taux révisable)

Le taux fixe :

Comme son nom l’indique, le taux d’intérêt n’évolue pas dans le temps.
Le taux auquel vous empruntez est connu dès le début de l’emprunt et ne changera plus jusqu’à la fin du remboursement des mensualités.

C’est évidemment un avantage certain en terme de sécurité: vous connaissez dès le départ très exactement le coût de votre emprunt, pas de mauvaise surprises à attendre.

L’inconvénient est évidemment qu’on ne bénéficie pas d’une baisse des taux d’intérêts et la seule option possible est une éventuelle renégociation du crédit.

Le taux variable (ou révisable):

Le principe d’un emprunt à taux variable est que le taux d’intérêt du crédit varie en fonction de la conjecture économique. Ce taux se base sur un indice de référence (généralement l’Euribor à 3 mois ou 1 an.)

Pour schématiser, si ce taux de référence monte le taux de votre crédit augmentera également. Et inversement, si il baisse, vos mensualités de remboursement baisseront.

Cependant, des garde-fous ont été mis en place pour éviter qu’une forte augmentation de l’indice de référence ne se répercute de manière trop importante sur les emprunteurs et ne conduise ces derniers dans des difficultés financières.

Ces barrières de sécurités peuvent agir de 2 façons différentes, soit en limitant le taux d’intérêt maximal, soit en limitant le montant maximal des mensualités.

Ces 2 types de taux variables sont appelés respectivement :

  • Prêt à taux révisable capé
  • Prêt à taux révisable non capé et échéances plafonnées

Le premier fixe des limites à une augmentation du taux.

Un cape ou plafond est fixé au delà duquel le taux n’augmentera pas.
Les variations du taux indice de référence sont donc toujours répercutées, mais vous êtes assuré que le taux de votre emprunt ne pourra aller au delà d’un certain plafond.
On connait donc à l’avance le taux maximal applicable.

Le second type de taux variable ne fixe plus de limite sur le taux mais sur les échéances.

Ce sont donc vos mensualités qui ne pourront dépasser un certain montant. Le facteur d’ajustement se fait alors sur la durée.

Si le plafonnement des échéances ne permet pas de contrebalancer la hausse des taux d’intérêts, c’est la durée du remboursement du crédit qui est allongée.

Ces deux variations permettent de bénéficier des avantages potentiels des emprunts à taux variables et de bénéficier d’une éventuelle baisse des taux tout en assurant une certaine sécurité aux emprunteurs.

Les autres formes de taux variables, telles que les formules à taux non capé et à échéances non plafonnées sont à déconseiller à ceux qui ne seraient pas des financiers et investisseurs avertis, on en a vu les conséquences récemment avec la crise des subprimes aux États-Unis.

Pour résumer, l’emprunt à taux fixe offre la sécurité.
Le taux est généralement plus élevé que pour un crédit à taux variable, mais il évite les mauvaises surprises et l’on sait très exactement ou l’on va.

L’emprunt à taux variable peut permettre des économies substantielles sur le coût total d’un crédit dans une conjecture de taux d’intérêts à la baisse, mais il convient de prendre certaines précautions et de s’assurer que la formule retenue offre certaines garanties en terme de plafonnement.

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